Médias


Proposer un article

Vous souhaitez publier un article sur le site ? Contactez le bureau qui vous répondra !

 
Voyage sonore à Lembenne

CasqueJanvier 2011, Maxime et Michaël, deux adhérents de l'AMAP Estrapade, sont allés à la rencontre des deux producteurs du Tarn-et-Garonne qui remplissent chaque semaine les paniers des adhérents de l'association et ont réalisé cette émission.

Philippe Carbon et Thibault Melon partagent leurs parcelles pour des productions communes et un lien de passation et de passion s'est développée entre eux. Les deux adhérents, les « mangeurs », comme on les appelle parfois, ont suivi Thibault à travers une visite des parcelles cultivées et ont pu questionner les deux paysans sur de nombreux aspects de la réalité d'une production biologique.

L'émission est en deux parties, et si vous ne souhaitez pas l'écouter en streaming, vous pouvez aussi la télécharger. Bonne écoute !

(18'17'') Télécharger

(12'38'') Télécharger

 
Apprenons à consommer solidaire !

Voici un article paru en avril 2011 dans le journal Le Saint Cypr', le journal du presbytère Saint Nicolas, géré par le père Bernard Berthuis, qui accueille l'AMAP pour les distributions.

Vous pouvez aussi retrouver l'article en PDF, en qualité optimale, avec les photos, en cliquant sur l'image. Article Saint Cypr


L’AMAP estrapade existe maintenant depuis 5 années. Chaque lundi, les membres de l’association se rendent dans la cours du presbitère St Nicolas. Thibault, le jeune producteur de fruits et légumes, arrive de son côté en camionnette : elle est pleine de la production de la semaine. Il l’a partagée en trente paniers équivalents. Chacun des amapiens a pris l'engagement d'acheter une portion de la production de Thibault pour 36 semaines, soit une année de production.

La ferme se situe entre Moissac et La Française, dans le Tarn et Garonne. Thibault a tout juste 24 ans et est donc au tout début de son activité. La pérennité de son travail et donc de notre saine alimentation, est aujourd'hui entièrement dépendante de deux rencontres : celle d'abord d'un autre paysan, Philippe Carbon, installé depuis 30 ans, qui l'a accueilli, formé, et avec qui il partage aujourd'hui le matériel et le savoir-faire, mais aussi au-delà, une coopération étroite permettant à l'ensemble de la ferme de fonctionner quand survient par exemple une maladie ou un accident de travail. Ce n'est qu'une fois cette solidarité première établie que la deuxième, le groupement de consommateurs constitué en AMAP, intervient en offrant à la production un débouché, complémentaire des ventes sur le marché. C'est ensuite à travers le choix de la bio que chacun se rend solidaire des uns et des autres, et notamment des générations futures. Thibault le dit lui même : «  Le bio, pour moi ce n'est même pas une question qui se pose. Je ne partirai jamais vers quelque chose d'hyper-productif et intensif, avec des produits et de l'hyper-mécanisation, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse dans le métier, c'est une certaine qualité de vie, être proche de la terre, une prise de confiance en soi, etc. Ce n'est pas vraiment un choix, c'est une continuité, liée à des convictions fortes et profondes à un moment de ma vie ».

Une autre productrice, Lorena, partage ces même valeurs. Elle est en train de préparer sa première saison et cherche à se structurer en AMAP. Notre association a décidé de l'aider financièrement, en cohérence avec l'objectif des AMAP de participer au maintien dune agriculture locale à taille humaine. Sa première année sera décisive pour la suite, et vous pouvez la contacter au 06 21 88 79 35 pour aider à la constitution du groupement.

Dans un contexte de crise sociale et écologique profonde, nous considérons qu'il est prioritaire de soutenir de telles initiatives. Nous saluons cette vision de la vie, du rapport à la terre, qui est à l'origine de l'engagement paysan et qui répond à une profonde recherche de sens, que l'on soit producteur ou consommateur.

Enfin nous tenons à remercier notre hôte, Père Bernard, qui, grâce à son hospitalité, permet à notre AMAP d'organiser ses distributions dans un cadre verdoyant et intimiste.

Ce sont toutes ces solidarités, une à une, qui font système et permettent à l'économie d'être respectueux des hommes et de la nature.